Le Cully Jazz Festival dévoile la programmation IN de sa 43e édition. Du 10 au 18 avril 2026, l’événement retrouvera les rives du Léman et lancera, comme chaque année, la saison des festivals de musique en Suisse romande. Trente-six concerts sont annoncés entre le Chapiteau, le Next Step et le Temple, dessinant un large panorama du jazz suisse et international, ouvert aux musiques du monde, à la soul, au hip-hop et aux formes contemporaines les plus hybrides.
L’ouverture mettra en lumière la scène helvétique avec Traktorkestar, brass band post-balkanique bernois, entouré de Stephan Eicher, Erika Stucky et Elina Duni. Une soirée placée sous le signe de la création collective, précédée par la chanteuse Lea Maria Fries et ses nouvelles compositions. Le lendemain, le Chapiteau accueillera The Bad Plus, rejoints par Chris Potter et Craig Taborn, pour une relecture du répertoire de Keith Jarrett et de son American Quartet. La soirée se poursuivra avec Mammal Hands, trio britannique reconnu pour son jazz répétitif et immersif.
Parmi les temps forts annoncés figure la venue de Melody Gardot, grande vedette de cette édition, pour deux concerts exceptionnels au Chapiteau. Une parenthèse intime et élégante, à l’image de son univers. Autre invitation au voyage, Gabi Hartmann présentera « La femme aux yeux de sel », un projet aux influences latino-américaines mêlant folk, jazz et pop.


La programmation fait également la part belle aux figures majeures du jazz européen. Richard Galliano revisitera l’atmosphère de « Viaggio » avec son New Viaggio Trio, tandis qu’Anouar Brahem présentera « After the Last Sky », suite de pièces de chambre délicates portées par le oud. Au Temple, le dialogue entre la trompettiste Airelle Besson et l’accordéoniste Lionel Suarez promet une rencontre tout en nuances.
Les musiques du monde occupent une place centrale dans cette édition. Le second week-end célèbrera les traditions africaines avec Richard Bona et son univers nourri de ses racines camerounaises. La clôture réunira deux figures majeures de l’Afrique de l’Ouest, Sona Jobarteh et Fatoumata Diawara, dont l’énergie et la générosité scénique sont annoncées comme l’un des sommets du festival.
Les Caraïbes et l’Amérique du Sud traverseront également la programmation. ALA.NI guidera le public à travers une « Sunshine Music » aux accents de calypso, de bossa et de rocksteady. Bixiga 70 fera vibrer le Next Step avec ses percussions afro-brésiliennes, tandis que Laberinto Tanguero transformera le Temple en piste de danse aux sonorités argentines. À noter aussi les propositions engagées et contemporaines d’ADAMADÉN, autour d’un texte de Mahmoud Darwich, et du trio ZAMAKAN, entre jazz, sonorités orientales et électronique.


Le Next Step confirmera son rôle de laboratoire du jazz anglo-saxon actuel. Michelle David & The True-Tones y mêleront gospel et rhythm and blues, tandis que Bahamadia replongera le public dans le hip-hop des années 90, accompagnée de The Ruffcats Band et de DJ Eclipse. Theo Croker, anaiis, Ruby Rushton, Reuben James et corto.alto complètent un tableau contrasté d’un jazz en perpétuelle évolution.

Enfin, le piano constituera l’un des fils conducteurs de cette édition. De Manon Mullener à Tony Ann, en passant par Jamie Duffy, Colin Vallon ou Bill Laurance, l’instrument se déclinera en solo, en duo ou en formation élargie. Le duo Roberto Fonseca et Vincent Segal offrira un double concert placé sous le signe de l’élégance et du dialogue musical.
Le programme OFF et les activités de médiation « Autour du jazz » seront dévoilés le 24 février 2026.








