Le Paléo Festival de Nyon a dévoilé, mardi, la programmation de sa 49e édition qui se tiendra du 21 au 26 juillet 2026. Avec 103 artistes annoncés et plus de 200 concerts répartis sur six jours, le rendez-vous nyonnais confirme son ambition de rassembler les grandes figures de la scène internationale et les talents émergents.
Une Grande Scène portée par des têtes d’affiche internationales
Katy Perry s’impose comme l’un des noms forts de cette édition. La pop star américaine, dont les tournées mondiales attirent des millions de spectateurs, se produira à Nyon pour une date annoncée comme exclusive en Suisse. À ses côtés, la chanteuse néo-zélandaise Lorde ouvrira le festival avec un univers plus introspectif, entre électro et écriture minimaliste.



Vanessa Paradis et Adèle Castillon complètent ce plateau, qui témoigne d’une volonté affirmée de valoriser les voix féminines sur la Grande Scène. Entre icônes installées et artistes de la nouvelle génération, Paléo dessine une programmation accessible, pensée pour un public large.
Autour de ces têtes d’affiche, la présence de Gims, Julien Clerc ou encore Feu! Chatterton renforce le caractère intergénérationnel de l’événement. Le festival continue ainsi de naviguer entre héritage musical et renouvellement, en s’adressant à des publics aux attentes variées.
Rock et retours attendus
Le registre rock, pilier historique de Paléo, s’appuie cette année sur plusieurs figures majeures. The Cure, groupe emblématique de la new wave, effectuera un retour très attendu avec une unique date en Suisse. Une venue qui devrait attirer autant les fans de longue date que les nouvelles générations curieuses de découvrir l’un des groupes les plus influents de ces dernières décennies.
Gorillaz, projet hybride mêlant rock, hip-hop et électro, et Twenty One Pilots, habitué des grandes scènes internationales, complètent ce volet. Le festival intègre également des formations plus récentes, comme The Last Dinner Party, signe d’une volonté d’ouvrir la programmation à des esthétiques en devenir.
Cette cohabitation entre figures historiques et artistes émergents illustre une stratégie désormais bien rodée, visant à conjuguer attractivité immédiate et découverte.


Hip-hop : entre figures établies et nouvelles voix
Le hip-hop confirme sa place centrale dans la programmation. Orelsan, l’un des artistes francophones les plus influents de ces dernières années, viendra défendre un projet annoncé comme plus personnel. Sa présence s’inscrit dans une continuité pour Paléo, qui intègre depuis plusieurs éditions les grandes figures du rap à ses têtes d’affiche.
À ses côtés, Theodora fera ses débuts sur la Plaine de l’Asse, incarnant une nouvelle génération d’artistes à la croisée des genres. Disiz, en pleine évolution artistique, Keny Arkana, fidèle à un rap engagé, ou encore Saint Levant, qui apporte une dimension internationale au line-up, complètent cette programmation.
Le hip-hop, loin d’être cantonné à un registre unique, apparaît ici dans toute sa diversité, entre introspection, engagement et hybridations stylistiques.
Une scène électro structurée et expansive
L’électro occupe une place stratégique dans l’équilibre global du festival. Amelie Lens, figure majeure de la techno contemporaine, présentera son projet audiovisuel AURA, illustrant la tendance actuelle à proposer des performances immersives.

Bob Sinclar, pionnier de la house française, viendra quant à lui jouer sur la fibre nostalgique tout en maintenant une forte capacité de rassemblement. Le duo Kompromat, formé par Vitalic et Rebeka Warrior, apportera une dimension plus sombre et expérimentale.
La programmation électro s’étend également à la scène Belleville, qui accueillera une vingtaine d’artistes explorant des styles variés, de la trance à l’italo house. La clôture du festival sera assurée par Timmy Trumpet, dans un registre spectaculaire, fidèle à l’esprit des fins de soirée de Paléo.
Le Village du Monde : Cap au Nord
Le Village du Monde proposera en 2026 un focus sur les pays nordiques. Islande, Norvège, Suède, Finlande ou encore Îles Féroé seront représentées à travers une quinzaine d’artistes. Des noms comme Ásgeir, Eivør ou Witch Club Satan illustrent cette diversité, entre folk contemporaine, expérimentations sonores et propositions plus radicales. Au-delà des concerts, le dispositif s’inscrit dans une approche immersive, mêlant scénographie et découverte culturelle. Ce volet, devenu incontournable au fil des éditions, participe à la singularité du festival en proposant une ouverture sur des scènes moins exposées.

Une scène suisse toujours présente
De Véga à Belleville, en passant par le Club Tent, la scène suisse s’impose comme l’un des fils rouges de cette édition, avec seize artistes et groupes répartis sur l’ensemble du site. Un ancrage local que Paléo continue de cultiver, en offrant une vitrine à la fois aux figures établies et à une nouvelle génération en pleine émergence.
Parmi les têtes d’affiche helvétiques, The Young Gods feront figure de piliers, avec la présentation de leur treizième album Appear Disappear sur la scène Véga. À leurs côtés, Mosimann, reconnu pour ses performances mêlant DJ set et live, viendra représenter une scène électronique suisse toujours très exportable. Marie Jay, quant à elle, incarne une pop francophone fraîche et accessible, portée par une nouvelle vague d’artistes romands.
Cette diversité se retrouve également dans les esthétiques proposées. Soft Loft défendra une indie pop zurichoise en pleine ascension, tandis que Camille Yembe ou Roxane illustrent une scène pop locale de plus en plus affirmée. Côté électro, Estelle Zamme, Nonante ou encore Bound By Endogamy témoignent d’un vivier créatif dynamique, entre techno, house et expérimentations sonores.
La programmation met aussi en lumière des projets hybrides et des artistes en développement, à l’image de Club Katel, Esaïa (live) ou encore Braises de Velours, confirmant la volonté du festival de ne pas se limiter aux noms déjà installés.
Enfin, le traditionnel concert classique du dimanche viendra compléter ce panorama, avec Carmina Burana interprété par l’ensemble vocal fribourgeois Utopie, apportant une touche plus institutionnelle à une scène suisse résolument plurielle.


Un événement aux dimensions maîtrisées
Avec 250’000 festivaliers attendus, Paléo confirme son statut parmi les plus grands festivals open air d’Europe. Forte d’une organisation désormais parfaitement maîtrisée, la manifestation continue d’articuler diversité artistique, scénographies immersives et logistique d’envergure. La billetterie ouvrira le 25 mars à midi, avec un dispositif de file d’attente en ligne destiné à absorber une demande toujours très soutenue.
À l’approche de sa 50e édition, le festival ajuste plus qu’il ne transforme. Paléo 2026 s’inscrit dans une continuité assumée, combinant têtes d’affiche internationales, scènes thématiques et propositions plus exploratoires. Une ligne éditoriale cohérente qui, sans chercher la rupture, consolide son attractivité et son rôle central dans le paysage des festivals européens.









