Les 48es Journées Littéraires de Soleure se sont achevées le 17 mai 2026 sur un bilan très positif. Pendant trois jours, le plus important rendez-vous littéraire de Suisse a réuni auteurs, traducteurs, éditeurs et lecteurs venus de toutes les régions du pays. Avec plus de 17’500 entrées enregistrées, le festival confirme sa place centrale dans le paysage culturel helvétique.
Malgré une météo pluvieuse, les différents lieux du festival ont affiché complet tout au long du week-end. Lectures, performances, débats et rencontres ont animé la ville de Soleure, transformée une nouvelle fois en véritable scène littéraire à ciel ouvert.
Parmi les moments marquants de cette édition 2026, la poétesse palestinienne Asmaa Azaizeh a captivé le public avec une intervention mêlant poésie et engagement politique. L’écrivain suisse Thierry Raboud a, de son côté, proposé une performance expérimentale entre texte et création sonore, utilisant notamment des glaçons dans un bol et un micro plongé dans une bouilloire.

Les débats consacrés à des sujets de société ont également rencontré un fort intérêt. La dimension politique de l’écriture, le deuil ou encore les représentations de la maternité ont nourri plusieurs discussions très suivies. La remise du Prix du livre jeunesse à Verena Pavoni figure aussi parmi les temps forts du week-end.
Le plurilinguisme reste l’un des piliers des Journées Littéraires de Soleure. Comme chaque année, auteurs et traducteurs des différentes régions linguistiques suisses se sont retrouvés autour de lectures et d’ateliers consacrés à la traduction littéraire. L’atelier animé par Camille Luscher et Lukas Bärfuss a notamment mis en lumière la manière dont le passage d’une langue à une autre transforme et enrichit les textes.
Dans son discours d’ouverture prononcé en quatre langues, le nouveau directeur de Pro Helvetia, Michael Kinzer, a rappelé l’importance de la traduction dans la création littéraire suisse. Il a qualifié ce travail d’« acte de recréation » indispensable à l’existence même d’une littérature nationale plurilingue.
Au-delà des salles de conférence, le festival a également investi l’espace public avec des promenades poétiques, des ateliers dans les parcs et un parcours littéraire dans les commerces de la vieille ville.
Pour la directrice Catherine Schlumberger, cette 48e édition confirme le rôle des Journées Littéraires comme lieu d’échange et de rencontre entre le public et les acteurs du monde littéraire. Les organisateurs se tournent désormais vers la prochaine édition, portée par l’élan de ce succès populaire.










